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Entreprise

Maraîchage et traction animale

Installé depuis 2 ans en agriculture biologique dans les Monts du Lyonnais, à Duerne, je produis une quarantaine de légumes diversifiés commercialisés en vente directe au marché (à Lyon) et en Amap.

 

J’utilise principalement 2 chevaux de trait pour le travail du sol, l’entretien des cultures et les récoltes.

Ils se nomment Kinouche et Arthus. La première étape consiste à préparer le terrain avant les plantations ou les semis. Pour cela j’ai à ma disposition soit une charrue qui fait des sillons en retournant la terre et en enterrant le fumier, soit des outils à dents qui décompactent le terrain et ameublissent la couche arable. Ensuite une herse me permet d’affiner la terre en surface pour préparer le lit de semence. Ces travaux demandent de la puissance et nécessitent l’utilisation des deux chevaux attelés en paire. Ils sont pratiqués aussi bien en plein champ que sous les serres. Là, il faut absolument que les chevaux n’aient pas peur d’un plastique qui bouge avec le vent ou d’un asperseur suspendu qui leur frotte une oreille !

 

L’entretien des cultures consiste à passer avec un cheval entre les raies de légumes avec une bineuse ou un butoir. Cela permet de maîtriser l’enherbement des zones cultivées, d’éviter les croûtes de battance et de butter certains légumes comme les pommes de terre ou les poireaux. Pour réussir ces opérations, le cheval doit marcher calmement. A cette condition je peux tenir l’outil avec plus de précision (sans arracher une partie de la raie) et bien m’assurer que les larges sabots n’écrasent pas les jeunes légumes !

 

Enfin la récolte met en oeuvre parfois un outil spécifique comme l’arracheuse à pommes de terre. Mais c’est dans le transfert des récoltes vers le chemin et l’entrée du jardin que j’emploie un traineau où j’empile 2 fois 8 caisses. Je suis la ligne de récolte et j’arrête le cheval pour charger quelques caisses puis on avance de quelques mètres et on recommence : l’idéal est que le cheval soit assez patient et « aux ordres » pour attendre pendant le chargement sans bouger et sans aller grignoter une luzerne trop tentante !

 

Je pense qu’il est important de conserver ces savoirs-faire et de les transmettre aux jeunes en projet d’installation que je reçois actuellement. 

Comment ce projet répond-il...

... à la question Environnementale ?

... à la question Sociale ?

... à la question Économique ?

... à la question de la Gouvernance ?

... à la question Culturelle ?





Contact de l'initiative :

Nom : Jardin Fertile, Jean-Yves POINT
Adresse : 200 rue de l'Hôtel-Dieu, 69590 St Symphorien sur Coise
Email : courtine@laposte.net
Téléphone : 04 78 19 00 39


Les réponses de cette initiative au développement durable

Environnement
Social
Economie
Gouvernance
Culture
Avis du comité de redaction

En plus d’une économie d’énergie fossile, la traction animale évite le tassement des sols. La production de légumes est biologique et donc sans nuisance pour l’environnement.
L’animal devient aussi un compagnon de travail et joue un rôle social dans le rapport entre l’homme et la nature. L’organisation de stages pour les jeunes leur montre qu’une autre économie sans pétrole est possible.

Échanges autour de cette initiative
  • Jérémy Le Baron Cohen

    Génial, belle démonstration de la préservation des savoirs faire.

  • ça m’prend la tête

    Avec un cheval, c’est mieux les bottes et attention, on se laisse pas marcher dessus !

Cette initiative concerne :
Duerne