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L’auto-stop participatif

Des panneaux au bord des routes comme pour les arrêts de bus ! L’auto-stop participatif peut aussi s’intituler le covoiturage spontané. Il s’agit de ne plus rouler seul dans une voiture individuelle dés que cela est possible. Pour faciliter cette pratique, plusieurs communes ont décidé d’aménager des espaces d’arrêt à la sortie des villages et de faire connaître ce mode de déplacement solidaire. Lorsque le covoiturage ne peut pas s’organiser à l’avance, munissez-vous de votre badge d’auto-stop participatif et contribuer au voyage effectué. Les automobilistes volontaires affichent un petit autocollant sur le tableau de bord. Les deux parties s’engagent à signer une charte de bonne pratique et se faire connaître auprès de leur commune.

 

Cette initiative originale a été portée par l’association la Ruche de l’écologie en 2008 durant la semaine européenne de la mobilité. Des panneaux avaient été posés en sortie de village pour faire connaître cette démarche et des tracts d ‘information largement distribués en expliquant aux communes la nécessité d’organiser des alternatives à la voiture « en solo ». Un petit autocollant avait ensuite été édité et distribué aux volontaires.

 

Le comité transport des Monts du lyonnais a étudié les modalités de ce mode de déplacement pour le développer plus largement à l’initiative des communes. Cela ne nécessite pas de lourds investissements et peut rendre rapidement de nombreux services face à un prix du carburant et une pollution en hausse. Si le covoiturage organisé se pratique via les sites Internet, l’auto-stop participatif répond au même besoin. Juste besoin d’être rassuré et d’afficher un objectif commun, celui de mutualiser le transport de la voiture. Conduire ou être conduit, chacun peut expérimenter suivant les circonstances. Afficher des arrêts dédiés à cette pratique solidaire permet de démocratiser le service de l’auto-stop en le rendant accessible au plus grand nombre d’habitants, et d’automobilistes.

15 communes des Monts du Lyonnais font maintenant partie du réseau.

Comment ce projet répond-il...

... à la question Environnementale ?

... à la question Sociale ?

... à la question Économique ?

... à la question de la Gouvernance ?

... à la question Culturelle ?





Témoignage concernant cette initiative :

Quelques membres de l’association de la Ruche de l’écologie répondent aux questions suivantes :

 

Comment cette idée est-elle venue pour la semaine européenne de la mobilité ?

Durant le Forum social des villages de 2007, une soirée sur la mobilité avait été organisée à Soucieu en Jarrest avec comme titre « Repenser les déplacements en lyonnais ». (voir les liens)

 

Parmi les invités, un comédien de la Drôme nous a présenté sa façon de se déplacer dans une région où les transports en commun sont absents.

Nous avons repris son idée et réutilisé les graphiques qu’il avait dessiné.

 

Comment cela se passe ?

La seule différence avec l’auto-stop est la participation financière. Si cela peut sembler normale dans d’autres pays plus pauvres, l’automobiliste n’attend pas de participation. Le plus simple est de préparer la monnaie à l’avance et de laisser quelques pièces sur le tableau de bord en quittant la voiture. De cette façon il y a une solidarité réciproque qui est à différencier de l’assistanat.

 

Est-ce plus facile que de faire de l’auto-stop classique ?

C’est une habitude à prendre. Les automobilistes rendent un service et peuvent être gênés. Il faut donc laisser les pièces en expliquant notre geste.

Il y a une forme d’infantilisation de la pratique de l’auto-stop. Les gens ne comprennent pas qu’on attende au bord de la route une voiture. C’est souvent louche ou cela devrait être exceptionnel.

Pour les femmes c’est encore plus difficile. Je me suis fait un jour engueuler par un vieux qui ne comprenait pas qu’une femme de mon âge se permette de faire de l’auto-stop.

Une autre fois j’ai pris une femme qui sortait du bus et faisait de l’auto-stop pour rentrer chez elle en marchant au bord de la route. Elle disait qu’elle avait honte de ne plus avoir de voiture. Je lui ai répondu que ce sont les automobilistes seuls dans leur voiture qui devraient avoir honte. Ils font preuve d’incivisme lorsqu’ils ne s’arrêtent pas. Imaginez qu’un jour la même chose leur arrive !

 

Documents attachés (fichier pdf) :

Liens :

Contact de l'initiative :

Nom : Comité transport Simoly
Adresse : Simoly - Chateau de pluvy, 69590 Pomeys
Email : mariepierre.guicherd@simoly.fr
Téléphone : 04 78 19 08 55


Les réponses de cette initiative au développement durable

Environnement
Social
Economie
Gouvernance
Culture
Avis du comité de redaction
  • Environnement : L’auto-stop participatif peut dans l’absolu diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre à condition que la voiture soit remplie de 3 passagers.
  • Social : L’autostop permet aux gens ne disposant pas de moyens de transport de se déplacer et cela favorise la mixité sociale. C’est une forme de solidarité pratique.
  • Economique : L’autostop participatif est peu onéreux.
  • Gouvernance : Le retour d’expérience est nécessaire au sein d’un comité représentatif.
  • Culturel : La signature de la charte engage une autre pratique de la voiture individuelle.
Échanges autour de cette initiative
  • http://www.forumsocialvillages.org/index.php?p=communiques&afficherAssociation=2 La Ruche de l’écologie

    Les espaces aménagés par les communes pour l’arrêt des voitures sont une prise en compte sérieuse d’un aménagement de l’espace public pour faciliter ce mode de transport convivial et solidaire. Imaginez un jour ne plus avoir de voiture ou être en panne au bord de la route sans téléphone. Vous seriez content qu’un automobiliste s’arrête pour vous conduire. Alors « auto-participer »!
    L’auto-stop participatif est tout simplement du covoiturage spontané.

  • Thierry

    Je fais souvent de l’auto stop pour remonter de Bessenay à Montrottier car il n’y a aucun transport en commun.
    Je remercie toutes les personnes qui ont la gentillesse de s’arrêter et de partager leur voiture.

  • ça m’prend la tête

    Les automobilistes ont peur de leur ombre. Si je fais du stop, ils accélèrent quand ils me voient. Des vrais bêtes sauvage !

Cette initiative concerne :
Monts du Lyonnais